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Personne utilisant un ordinateur portable qui affiche la simulation d'un employé en combinaison orange sur la passerelle d'un navire

"K" Line : les objectifs de sécurité de l'année atteints en un trimestre

L'armateur K Line voulait instaurer auprès de ses marins une culture d'ouverture sur les risques de sécurité à bord. Il a fait appel à Propel Sayfr, expert de la sécurité et de la culture, qui a conçu avec Attensi une solution de formation par la simulation gamifiée unique en son genre.

Les objectifs de sécurité de l'année atteints en un trimestre

SAYFR est une simulation 3D interactive de l'environnement de travail des marins. Elle enseigne les bonnes pratiques et teste leurs capacités dans toute une série de scénarios réalistes. Après le déploiement de SAYFR, K Line a atteint en un seul trimestre son objectif annuel pour l'indicateur clé des « presque-accidents signalés ».

Quand un seul incident peut coûter des vies et entraîner des millions de pénalités financières, une bonne culture de la sécurité n'est pas négociable pour un opérateur maritime. 75 % des pertes maritimes sont imputables à l'erreur humaine1. Et même s'il est aujourd'hui difficile de trouver une compagnie maritime ou offshore qui ne se présente pas comme « leader du secteur » en la matière, bâtir concrètement une culture de la sécurité reste un défi de taille.

Pour “K” Line LNG Shipping, ces défis n'ont rien de nouveau.

Toute initiative de sécurité de l'entreprise vise en fin de compte à éliminer les accidents majeurs. Mais comme mesure, le caractère binaire de la question (accident ou pas) n'apporte guère d'enseignements concrets.

Pour K Line, l'amélioration du signalement des presque-accidents constituait un indicateur plus exploitable.

Menu du jeu de formation à la sécurité SAYFR avec un navire et des modules tels que Embarquement et Inspections préalables

Attensi, en partenariat avec Propel Sayfr, expert de la sécurité et de la culture, avait la solution qu'il fallait à K Line. Ensemble, les deux entreprises ont créé une nouvelle simulation phare : SAYFR.

Les utilisateurs de SAYFR sont plongés dans une recréation graphique 3D de leur environnement de travail et doivent mener à bien une série de scénarios scriptés. Chacun simule les procédures et les faux pas qui peuvent conduire à des incidents à bord, de la simple négligence à la catastrophe, avec toujours plusieurs issues possibles.

Chaque scénario comprend des conversations interactives avec des personnages doublés par des comédiens, qui reproduisent les échanges habituels des marins avec leurs collègues. Les bonnes réponses rapportent des points et des étoiles en fin de parcours. Les mauvaises font perdre des points et pèsent sur la note finale, mais elles s'accompagnent aussi d'un retour en temps réel qui explique l'erreur et la mauvaise décision.

Pour K Line, SAYFR s'est révélé un choix judicieux dans sa quête d'excellence en matière de sécurité, selon Soeun Choi, responsable de l'amélioration continue.

« De nombreuses entreprises disent qu'il faut tirer des leçons des défaillances et des erreurs, et les signaler dès que possible. Mais pour beaucoup de nos marins, la raison de signaler n'était pas toujours claire. Notre projet avec SAYFR visait avant tout à faire mûrir notre culture de la sécurité : passer d'une culture de la dissimulation à une culture d'excellence, où nos équipes apprennent de leurs erreurs. »

Après l'introduction de SAYFR, le nombre de presque-accidents signalés chez K Line a fortement augmenté. L'entreprise s'était fixé un nouvel objectif annuel pour cet indicateur clé. Mais après le lancement de sa nouvelle formation par la simulation gamifiée, l'objectif a été dépassé en un seul trimestre.

Ces chiffres sont désormais la nouvelle norme : la direction voit enfin clairement comment surviennent les erreurs et comment éviter les accidents.

« Avec SAYFR, nos équipes voient les conséquences de leurs erreurs au lieu d'en discuter simplement. Les choix multiples leur permettent de visualiser plusieurs issues, alors qu'avant elles n'en mesuraient pas forcément les effets », explique Lloyd Swindell, directeur général adjoint de K Line.

« L'éventail des sources de signalements s'est lui aussi considérablement élargi. Avant, c'était le travail des officiers supérieurs. Aujourd'hui, les signalements viennent de beaucoup plus de membres de l'équipage. »

Cet article est un condensé de l'article de couverture d'Oil & Gas Innovation, été 2020.

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Sources

  1. L'erreur humaine est à l'origine de 75 % des pertes liées à la responsabilité maritime, maritimejournal.com/human-error-accounts-for-75-of-marine-liability-losses